C'est si difficile à croire.

C'est si difficile à croire.

Je crois qu'il neigeait ce jour-là. Un jour comme je les aime. La neige qui tombe sur cette grande ville, le soleil qui s'est caché, la nuit qui tombe plus tôt que d'habitude, en milieu d'après midi. Je suis descendue du train, et je suis sortie de la gare, manteau ouvert comme pour me laisser glacer un peu plus par le vent. Tu es arrivé derrière moi, et tu as posé tes mains sur mes yeux. Et là, comme une petite fille j'ai souris, comme avant. Je me suis alors retournée et je t'ai regardé. Tu t'ai contenté de me sourire. Alors comme si tout ce qui c'était passé était une évidence, on a marché côte à côte. En silence au début, peut être par gêne. Puis arrivé devant cette place, je t'ai pris par la main et je t'ai entrainé jusqu'aux marches. Je suis montée sur la première marche, pour être à ta hauteur. A cet instant, la neige avait redoublé d'intensité, le vent s'engouffrait dans mes cheveux. Alors comme dans les films, tu as repoussé une mèche qui t'empêcher de voir mes yeux comme tu as dit. Le contact de ta peau sur la mienne m'a figé. Tes doigts étaient tellement froid qu'ils m'ont obligé à arreter de respirer pendant un moment. J'ai baissé la tête honteuse. En la relevant nos yeux se sont croisés, je n'avais jamais vu un regard si intense. Mon souffle en a été coupé. Je pense que tu l'as remarqué puisque tu t'ai contenté de me lancer un sourire en coin, un de ce qui font fondre les filles. Un frisson m'a parcouru tout le dos, tu as alors pris mes mains, et tu t'es mis à souffler dessus pour les réchauffer. Pendant plus de 5 minutes j'ai été incapable de bouger un seul membre. Je ne sais pas combien de temps nous sommes restés ici, mais assez pour que je commence à trembler. Tu as alors pris les initiatives. Tu m'as attiré dans tes bras et nous avons commencé à marcher. Avec aisance. Comme si les gens s'écartait sur notre passage. Ton air sur de toi me rassurait, comme si tu inspirais le respect autour de toi. Tu m'as emmené dans un café, celui dont je te parlais toujours, pendant nos longues conversations. Tu t'en ai souvenu, je crois que toutes ces petites intentions ont faites que cette après midi ai été réussie. Tu as commandé un grand cappuccino et moi, un chocolat chaud. Nous avons continué à parler, comme si l'on se connaissait depuis des années. J'ai remarqué tout tes gestes, tes petites manies, j'ai bu toutes tes paroles, profité de chacun de tes regards, tes sourires. Tu t'es mis à éclater de rire quand j'ai reposé ma tasse. Alors tu t'es approché et tu as essuyé les traces de lait. Je commençais à rougir. Tu as rougis toi aussi. Et la gêne s'est denouveau installée. L'heure de mon départ est arrivée. Tu m'as raccompagné à la gare, sur le quai. J'ai posé ma main sur ta joue, et j'ai déposé mes lèvres sur les tiennes. J'ai fermé les yeux pour mieux savourer cet instant, comme si ça pouvait disparaître. Et au bout de quelques secondes, je suis montée dans le train, j'ai été m'assoir près d'une fenêtre, comme à chaque fois. Et je t'ai regardé. Tu étais encore sur le quai quand le train a démarré. Tu avais le regard dans le vide, et tu avais ta main posé sur la joue, comme si tu avais été figé. Ainsi, ça a été notre rencontre. Elle s'est achevé comme une évidence. J'aimerais te revoir.

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# Posté le mardi 06 octobre 2009 12:35

Modifié le mardi 20 octobre 2009 14:07

C'est pas comme si on survolait le monde.

C'est pas comme si on survolait le monde.

Je t'aime aussi petite fée.

# Posté le lundi 13 avril 2009 05:14

Modifié le lundi 13 avril 2009 08:11

Aller viens, j'temmene !

Aller viens, j'temmene !


Je t'aime petit papillon .



# Posté le samedi 11 avril 2009 16:25

Arreter pour mieux se reposer.

Arreter pour mieux se reposer.
J'arrete ici pour l'instant.

"...Je suis désolé, mais je ne veux pas être empereur, ce n'est pas mon affaire. Je ne veux ni conquérir, ni diriger personne. Je voudrais aider tout le monde dans la mesure du possible, Juifs, Chrétiens, Païens, blancs et noirs.
Nous voudrions tous nous aider si nous le pouvions, les êtres humains sont ainsi faits. Nous voulons donner le bonheur à notre prochain, pas lui donner le malheur. Nous ne voulons pas haïr ni humilier personne. Chacun de nous a sa place et notre terre est bien assez riche, elle peut nourrir tous les êtres humains. Nous pouvons tous avoir une vie belle et libre mais nous l'avons oublié. L'envie a empoisonné l'esprit des hommes, a barricadé le monde avec la haine, nous a fait sombrer dans la misère et les effusions de sang.
Nous avons développé la vitesse pour nous enfermer en nous-mêmes. Les machines qui nous apportent l'abondance nous laissent dans l'insatisfaction. Notre savoir nous a fait devenir cyniques. Nous sommes inhumains à force d'intelligence, nous pensons beaucoup trop et nous ne ressentons pas assez.
Nous sommes trop mécanisés et nous manquons d'humanité. Nous sommes trop cultivés et nous manquons de tendresse et de gentillesse.
Sans ces qualités humaines, la vie n'est plus que violence et tout est perdu. Les avions, la radio nous ont rapprochés les uns des autres, ces inventions ne trouveront leur vrai sens que dans la bonté de l'être humain, que dans la fraternité, l'amitié et l'unité de tous les hommes.
En ce moment même, ma voix atteint des millions de gens à travers le monde, des millions d'hommes, de femmes, d'enfants désespérés, victimes d'un système qui torture les faibles et emprisonne des innocents.
Je dis à tous ceux qui m'entendent : Ne désespérez pas !
Le malheur qui est sur nous n'est que le produit éphémère de l'habilité, de l'amertume de ceux qui ont peur des progrès qu'accomplit l'Humanité. Mais la haine finira par disparaître et les dictateurs mourront, et le pouvoir qu'ils avaient pris aux peuples retournera aux peuples. Et tant que des hommes mourront pour elle, la liberté ne pourra pas périr.
Soldats, ne vous donnez pas à ces brutes, à une minorité qui vous méprise et qui fait de vous des esclaves, enrégimente toute votre vie et qui vous dit tout ce qu'il faut faire et ce qu'il faut penser, qui vous dirige, vous man½uvre, se sert de vous comme chair à canons et qui vous traite comme du bétail. Ne donnez pas votre vie à ces êtres inhumains, ces hommes-machines avec une machine à la place de la tête et une machine dans le c½ur.
Vous n'êtes pas des machines !
Vous n'êtes pas des esclaves !

Vous êtes des hommes, des hommes avec tout l'amour du monde dans le c½ur. Vous n'avez pas de haine, sinon pour ce qui est inhumain, ce qui n'est pas fait d'amour. Soldats ne vous battez pas pour l'esclavage mais pour la liberté.
Il est écrit dans l'Evangile selon Saint Luc "Le Royaume de Dieu est dans l'être humain", pas dans un seul humain ni dans un groupe humain, mais dans tous les humains, mais en vous, en vous le peuple qui avez le pouvoir : le pouvoir de créer les machines, le pouvoir de créer le bonheur. Vous, le peuple, vous avez le pouvoir : le pouvoir de rendre la vie belle et libre, le pouvoir de faire de cette vie une merveilleuse aventure.
Alors au nom même de la Démocratie, utilisons ce pouvoir. Il faut tous nous unir, il faut tous nous battre pour un monde nouveau, un monde humain qui donnera à chacun l'occasion de travailler, qui apportera un avenir à la jeunesse et à la vieillesse la sécurité.
Ces brutes vous ont promis toutes ces choses pour que vous leur donniez le pouvoir : ils mentaient. Ils n'ont pas tenu leurs merveilleuses promesses : jamais ils ne le feront. Les dictateurs s'affranchissent en prenant le pouvoir mais ils font un esclave du peuple. Alors, il faut nous battre pour accomplir toutes leurs promesses. Il faut nous battre pour libérer le monde, pour renverser les frontières et les barrières raciales, pour en finir avec l'avidité, avec la haine et l'intolérance.
Il faut nous battre pour construire un monde de raison, un monde où la science et le progrès mèneront tous les hommes vers le bonheur.
Soldats, au nom de la Démocratie, unissons-nous tous ! ..."

Charlie Chaplin, le Dicatateur.

# Posté le lundi 09 mars 2009 15:55

Modifié le dimanche 15 mars 2009 07:33