Je crois que je les rends fou...

Je crois que je les rends fou...

C'est comme si tout avait changé. Je ne suis plus la même. Je me sens mieux. Comme si tout avait disparu. Tous mes soucis. Toutes mes peurs. Envolés. Je ne sais pas depuis combien de temps je suis là, au milieu de cette place, entourée par cette foule. Je crois que Noël approche. Je vois des gens défilés avec des tas de cadeaux sous les bras. Moi je suis juste au centre, je porte mon pull préféré. Rouge terne. Je resserre mon écharpe autour de mon cou, jusqu'à suffoquer. Le vent s'engouffre dans mes cheveux, les emmêlent. Je suis debout. Je ne sais pas ce que j'attends, mais je ne veux pas bouger. Je ne peux pas. Quelque chose m'en empêche. Au fond de moi. Je l'aperçois, au loin. Alors tout reprend à zéro. Je l'attendais. Lui, rien d'autre. Ses cheveux bruns sous son bonnet trop grand, et ses yeux bleus, ou verts. Je n'ai jamais su. La guitare sur le dos, le sourire aux lèvres, il s'avance vers moi. D'un pas hésitant, je le rejoins. Comme une fille trop timide.
Et c'est ainsi toutes les nuits.

# Posté le lundi 09 février 2009 13:51

C'est tout ce qu'il me reste.


Ecrire pour Exister. Photographier pour me Souvenir.
Londres me voilà. Edimbourgh par la suite. Et pourquoi pas Sydney?

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# Posté le dimanche 01 février 2009 12:15

Modifié le dimanche 01 février 2009 13:25

Comme si tout cela n'avait pas existé...

Comme si tout cela n'avait pas existé...


Et si parmi les six milliards d'Hommes que comptent ma Terre, il y en avait un seul. Pour moi. Et si, un jour par hasard, on se rencontrait. Où? Ici? Je ne le pense pas. J'imagine un endroit. Ailleurs. En tout cas, je serais seule. Il arrivera. Comme si de rien était. Et tout sera alors si évident. Il me sourira et ouvrira les bras. Mon c½ur s'emballera. Comme si l'on se connaissait depuis toujours. Je me blottirais dans ses bras. Maladroitement. A ce moment là, le temps s'arrêtera. Tout sera mieux. Le Bonheur au bout des doigts. Comme on dit. Soudain, plus rien. Une plage. Vide. Une plage de galets. Tout est gris. La mer sombre s'échoue en déposant son écume sur le peu de sable existant. Je me retrouve assisse sur un gros rocher. La tête entre les genoux. Ma respiration est saccadée. Les larmes coulent, comme si rien ne pouvait refermer le trou que j'ai désormais à la place du c½ur. Derrière moi, la forêt s'étend. Elle est grande, majestueuse et à la fois effrayante. Je suis seule dans ce paysage si apaisant, si calme. Trop calme. Pas un bruit ne me dérange. Pas même le chant inquiétant des corbeaux. La pluie commence à tomber. Elle est glacée. Les yeux fermés, j'essaye de comprendre ce qu'il s'est passé. Je ne me souviens pas si c'est un cauchemar. C'est juste trop confus. Il continue de pleuvoir, j'oppresse. L'avantage quand il pleut, c'est qu'on peut bien pleurer. On n'y voit que du feu. Mais à quoi bon, je suis toujours seule. La quiétude s'est de nouveau emparée de moi. De mon corps. J'étends les jambes. Je respire plus calmement. Je deviens sereine, et me dis qu'après tout, je vais bien finir par me réveiller. Ma tête se vide, je dois la vider. Jeter le superflu et ne gardait que les bonnes choses. La mélancolie m'emporte, la pluie se fait plus forte et plus froide. Mes souvenirs m'arrivent en pleine gueule. Et le manège recommence. J'aperçois une solution. Au loin. Je me lève. Je ne prends même pas le temps d'enlever quoi que se soit. J'avance. Mes pas sont déterminés. Alors je continue. Mes yeux fixent l'horizon, et mes pieds se heurtent à l'eau glacée. La mer est toujours aussi sombre, rien n'a bougé. Je prends un nouveau départ, j'avance. L'eau m'arrive désormais à la taille. Un nouveau départ, vers quelque chose de stable. Je me laisse porter par mes illusions, mes rêves. Je suis désormais totalement immergée. C'est étrange. La pression de l'eau appuie douloureusement sur ma tête et mes poumons. J'ai mal. J'essaye d'hurler, de me réveiller. En vain. L'eau s'engouffre dans mes poumons. Mon idée ne me semble plus très crédible maintenant. Je revois le visage de million de personnes qui ont croisé ma route. J'entends des rires, des paroles. Mon crâne est prêt à imploser. J'ai mal. J'ai peur. J'ai besoin d'aide. Je me réveille d'un coup, en hurlant. Ma tête tourne, les images sont floues. Tout réapparait progressivement. Les murs arrêtent de tournoyer. Dans mon réveil, je ne me suis même pas aperçue de l'heure. Je suis en sueur, et je respire avec beaucoup de mal. La main sur le c½ur, j'essaye de comprendre ce qu'il vient de m'arriver. Je m'allonge, en essayant de me remémorer les événements. Rien. Plus rien. Comme à chaque fois. Je ne me souviens plus de mes rêves aussi chaotiques soient ils.

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# Posté le jeudi 29 janvier 2009 11:35

Modifié le mercredi 07 octobre 2009 15:21

Il suffit d'un regard.

Il suffit d'un regard.


Inspiration, Expiration. Mon souffle est constant, il suit un rythme lent, qui me rassure. Tout est calme, ma tête est vide et je suis simplement tranquille. Les battements de mon coeur sont lents, ils rythment mes pas, dans ce brouillard épais. Tout est si paisible. Tout est paisible, en apparence. A l'intérieur, c'est le chaos total. Tout se chamboulent. Tout s'entrechoquent. Mes pupilles se dilatent, ma respiration se fait haletante et mes battements s'accélèrent. Soudain, le monde autour de moi se fait plus oppressant. Jusqu'à l'étourdissement. Jusqu'à ce qu'une seule et unique larme finisse par s'échouer sur ma joue. Alors. A ce moment, tout me revient. Tout ce à quoi je ne veux pas penser, tout ce que j'essaye en vain de fuir. Ma tête me fait mal. Mes rêves, mes projets, mes peurs. Tout me revient, et tout cela explose. J'ai quitté cet état de quiétude, pour me retrouver comme prisonnière. Je me sens mal, la nausée surement. Mon énergie est loin déjà, et je ne suis plus qu'une marionnette que l'on déplace à sa guise. Mon coeur est meurtri, comme si quelqu'un me l'avait pris. Comme si je n'en avais plus. Je souffre. Mon envie de rire et de vivre sans me soucier des lendemains est passée. Je me retrouve étrangement seule. Et, sans cri et gare, je me retrouve ailleurs. Je suis frustrée. On peut dire ça. Je me suis rendue compte qu'il est trop tard, que je ne peux rien faire, que je ne pourrais plus rien faire. Mes oreilles perçoivent un son dans tout ce brouhaha. Un murmure à peine audible. "How did we get here?" Cette question me pourchasse. Je suis désormais perdue entre la réalité et l'imaginaire. Je suis bloquée. Et j'ai juste besoin d'aide. Je suis désappointée, je voudrais m'absenter. Quelques temps. Seulement. Partir, remettre tout à zéro, rencontrer quelqu'un sur ma route qui m'aiderait à avancer de nouveau. Je suis bléssée, profondément. Je n'ai plus la force de me relever. Je veux serrer la main de quelqu'un et ne plus la lâcher pour l'instant. Qu'il m'aide. Qu'il me conseille. Qu'il me pousse à avancer. Qu'il m'empêche d'aller droit dans le mur. Qu'il me sauve. Je n'ai plus la force de sourire, ça me fait tellement mal désormais. Comme si, en l'espace de seulement deux jours, deux petits jours, le vent avait tourné. Comme si tout avait chaviré. Tout avait changé. Alors c'est ainsi. Je découvre que la vie n'est pas un jeu. Alors voilà. Dans ma tête tout est chamboulé. Mes envies, mes peurs, mes regrets, mes faiblesses, ma peine, mes incompréhensions, mes mots, mon avenir, mes projets, mon bonheur. Ici, c'est juste tout ce qui me passe par la tête. Alors est-ce si difficile à comprendre que je ne suis plus la même? Que désormais rien ne sera pareil, rien ne sera comme avant. Je voudrais pouvoir rêver, sans me brûler les ailes, voir que tout est possible.

# Posté le mardi 20 janvier 2009 11:10

Modifié le jeudi 22 janvier 2009 10:43

C'est ainsi.

C'est ainsi.

# Posté le mercredi 14 janvier 2009 13:38

Modifié le mercredi 07 octobre 2009 15:07